La bouche pleine de terre

Par la compagnie Java Vérité

La bouche pleine de terre appartient au cercle des rares ouvrages que l’on se passe, se recommande, s’offre de proche en proche comme une marque d’amitié, un sésame. Et dont chaque nouveau lecteur se vit comme dépositaire d’un secret à ébruiter.

Julia Vidit a choisi de mettre en scène ce récit de l’auteur serbe Branimir Sćepanović en adoptant un dispositif dual, à l’image d’une forme littéraire très pure. Deux acteurs ; une femme, noire ; un homme, blanc. Et leurs voix pour faire se lever les images de nature, les couleurs et les sensations charriées par cette langue qui semble surgie de temps anciens ; et soupèse dans ses mots les antagonismes tragiques de l’expérience humaine : l’individu et le groupe, le bien et le mal, le désir de vie et la pulsion de mort, la conscience et l’oubli de soi.

Un homme veut mettre fin à ses jours. Il a choisi de disparaître en pleine nature, dans une forêt de son enfance. Sur son chemin, il rencontre deux pêcheurs qui sans savoir pourquoi, commencent à le suivre. Avant de le poursuivre, rejoints par d’autres… Au plateau, ces images de marche et de course sont suggérées par le formidable travail plastique du dessinateur et vidéaste Étienne Guiol qui possède l’art d’imprimer dans l’espace des figures mouvantes et immatérielles, à la lisière du signe et de la figure. D’autres images empruntent à des techniques d’anamorphose pour modifier la perception des corps… Puisant son énergie dans une geste archaïque, le spectacle n’en déploie pas moins ses ramifications dans la technologie, s’appuyant aussi sur la musique et un subtil travail de diffusion sonore des voix. Une expérience de théâtre totale au service d’une profonde et troublante réflexion sur l’humanité.

grande salle

à partir de 14 ans

Durée : 1 h 15 environ

Tarif

de 8 à 25 euros

Réservez

Texte Branimir Sćepanović

Traduction Jean Descat

Mise en scène Julia Vidit

Adaptation et dramaturgie Guillaume Cayet

Avec Laurent Charpentier, Marie-Sohna Condé

Dessin et vidéo Étienne Guiol / BK / Digital Art Company

Scénographie Thibault Fack

Lumière Nathalie Perrier

Son Martin Poncet

Assistanat à la mise en scène Maryse Estier

Régie vidéo Frédéric Maire

Régie lumière Jeanne Dreyer

Photo Guillaume Amat

Créé le 17 janvier 2020 au Studio-Théâtre de Vitry-sur-Seine. Production compagnie Java Vérité Coproduction Studio-Théâtre de Vitry-sur-Seine, la Manufacture - CDN Nancy-Lorraine, Le Carreau - scène nationale, La Comète – scène nationale, Le Pont des Arts à Cesson-Sévigné Avec le soutien de la DRAC Grand Est, la région Grand Est, le département Meurthe-et-Moselle, la ville de Nancy, le réseau Quint’Est dans le cadre de Quintessence 2018, le Théâtre de Gennevilliers -CDN, la Comédie de Reims – CDN

La bouche pleine de terre

Par la compagnie Java Vérité

Théâtre / Tous les spectacles

La bouche pleine de terre appartient au cercle des rares ouvrages que l’on se passe, se recommande, s’offre de proche en proche comme une marque d’amitié, un sésame. Et dont chaque nouveau lecteur se vit comme dépositaire d’un secret à ébruiter.

Julia Vidit a choisi de mettre en scène ce récit de l’auteur serbe Branimir Sćepanović en adoptant un dispositif dual, à l’image d’une forme littéraire très pure. Deux acteurs ; une femme, noire ; un homme, blanc. Et leurs voix pour faire se lever les images de nature, les couleurs et les sensations charriées par cette langue qui semble surgie de temps anciens ; et soupèse dans ses mots les antagonismes tragiques de l’expérience humaine : l’individu et le groupe, le bien et le mal, le désir de vie et la pulsion de mort, la conscience et l’oubli de soi.

Un homme veut mettre fin à ses jours. Il a choisi de disparaître en pleine nature, dans une forêt de son enfance. Sur son chemin, il rencontre deux pêcheurs qui sans savoir pourquoi, commencent à le suivre. Avant de le poursuivre, rejoints par d’autres… Au plateau, ces images de marche et de course sont suggérées par le formidable travail plastique du dessinateur et vidéaste Étienne Guiol qui possède l’art d’imprimer dans l’espace des figures mouvantes et immatérielles, à la lisière du signe et de la figure. D’autres images empruntent à des techniques d’anamorphose pour modifier la perception des corps… Puisant son énergie dans une geste archaïque, le spectacle n’en déploie pas moins ses ramifications dans la technologie, s’appuyant aussi sur la musique et un subtil travail de diffusion sonore des voix. Une expérience de théâtre totale au service d’une profonde et troublante réflexion sur l’humanité.

Autour du spectacle

Bord plateau / à l’issue de la représentation / rencontre avec l’équipe artistique

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