Le jardin secret

D'après Souvenirs et solitudes de Jean Zay Par la compagnie l'Idée du Nord

« Il y a ce matin un an que j’ai perdu ma liberté. Les mots traduisent mal ce que contient cette idée. Il faudrait dire “un an qu’on m’a amputé de ma liberté“, tant la sensation est celle de la perte d’un membre ou d’un sens ».

Jean Zay fut cette grande figure du Front populaire qui, de 1936 jusqu’à l’entrée de la France en guerre, modernisa en profondeur les politiques de l’éducation et de la culture, créa le CNRS, préfigura le Festival de Cannes… Bête noire du Régime de Vichy – le collaborationniste Philippe Henriot n’aura de cesse de réclamer la mort du « Juif, Jean Zay » – , il est interné en 1940 avant d’être assassiné quatre ans plus tard par la Milice dans une forêt de l’Allier. Durant toutes ces années de captivité, Jean Zay a tenu un journal, paru de manière posthume. Il s’y fait observateur de l’actualité, revient sur son parcours et les circonstances qui ont conduit la France à la défaite. Il y relate aussi son expérience carcérale avec son lot de souffrances physiques et morales. C’est en s’attachant à cette part, la plus intime de ses écrits, que Benoit Giros a conçu Le jardin secret. Seul en scène et dans un dispositif dépouillé, l’acteur nous fait entendre que l’homme public Jean Zay était aussi un grand écrivain. À partir de son expérience particulière, il déploie une profonde réflexion sur le temps, la solitude, l’enfermement, les hommes. Au bout du chemin, c’est une forme de résilience et une autre conscience de soi, lumineuse qui émerge, une parole pleine de courage, profondément libre.

D’après Souvenirs et solitude de Jean Zay

Éditions Belin

Mise en scène Pierre Baux et Benoit Giros

Avec Benoit Giros

Lumières Éric Schoenzetter

Avec la précieuse collaboration de Catherine et Hélène Zay

Photo Michèle Constantini

Créé le 10 janvier 2013 au CDN Orléans/Loiret/Centre. Production Cie l’Idée du Nord Avec le soutien de la Région Centre et de la Ville d’Orléans

Le jardin secret

D'après Souvenirs et solitudes de Jean Zay Par la compagnie l'Idée du Nord

Théâtre / Tous les spectacles

« Il y a ce matin un an que j’ai perdu ma liberté. Les mots traduisent mal ce que contient cette idée. Il faudrait dire “un an qu’on m’a amputé de ma liberté“, tant la sensation est celle de la perte d’un membre ou d’un sens ».

Jean Zay fut cette grande figure du Front populaire qui, de 1936 jusqu’à l’entrée de la France en guerre, modernisa en profondeur les politiques de l’éducation et de la culture, créa le CNRS, préfigura le Festival de Cannes… Bête noire du Régime de Vichy – le collaborationniste Philippe Henriot n’aura de cesse de réclamer la mort du « Juif, Jean Zay » – , il est interné en 1940 avant d’être assassiné quatre ans plus tard par la Milice dans une forêt de l’Allier. Durant toutes ces années de captivité, Jean Zay a tenu un journal, paru de manière posthume. Il s’y fait observateur de l’actualité, revient sur son parcours et les circonstances qui ont conduit la France à la défaite. Il y relate aussi son expérience carcérale avec son lot de souffrances physiques et morales. C’est en s’attachant à cette part, la plus intime de ses écrits, que Benoit Giros a conçu Le jardin secret. Seul en scène et dans un dispositif dépouillé, l’acteur nous fait entendre que l’homme public Jean Zay était aussi un grand écrivain. À partir de son expérience particulière, il déploie une profonde réflexion sur le temps, la solitude, l’enfermement, les hommes. Au bout du chemin, c’est une forme de résilience et une autre conscience de soi, lumineuse qui émerge, une parole pleine de courage, profondément libre.

Autour du spectacle

Ciné au Théâtre / jeudi 14 novembre à 19 h 30 / La Belle Equipe réalisé par Jean Duvivier
Bord plateau / à l’issue de la représentation du 11 décembre / rencontre avec l’équipe artistique, en présence d’Hélène Mouchard-Zay

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