nuit, un mur, deux hommes

Par la compagnie Roquetta

Humain, trop humain… disait Nietzsche. Une maxime à mettre au pluriel pour décrire ces êtres à fleur de peau que sont Moe et Syd. Grands brûlés de la vie mais pas tout à fait désespérés. Amateurs d’humour noir, vous n’êtes pas près d’oublier leur numéro de duettistes.

nuit, un mur, deux hommes. C’est le grand talent de Daniel Keene : réussir d’un titre lapidaire à nous aimanter au cœur de son univers. Moe et Syd sont deux naufragés de la vie. Des « invisibles » qui luttent contre l’effacement progressif de leur mémoire et la faim qui met leurs corps au supplice… Jusqu’à les faire douter de leur existence même : « Je devrais être mort à l’heure qu’il est je te dis / Peut-être que t’es mort ça se pourrait que ça soit la vie d’après ». Chez Keene, la langue circule entre deux êtres, mais aussi entre deux mondes. Et le duo de metteurs en scène a su en relever l’esprit avec un second degré assez britannique. Nés dans la lignée des clochards célestes de Samuel Beckett, Moe et Syd en ont aussi hérité la clownerie. De péroraisons en digressions, d’histoires sordides en saillies de pure poésie, la parole est vive et pourtant renvoyée à sa propre vacuité. Au diapason de cette veine ironique et noire, la musique aérienne de Manuel Langevin vient instiller le lointain souvenir de quelque monde perdu. Incarnés avec sensibilité par Jean-Christophe Allais et Jean-Yves Duparc, nos compères témoignent qu’au cœur de la nuit, le rire et l’émotion brillent avec un contraste d’autant plus fort. Moe et Syd ? Des irréductibles.

Texte Daniel Keene

Éditions Théâtrales, in Pièces courtes 2

Traduction Séverine Magois

Mise en scène Fanny Malterre et Rainer Sievert

Collaboration artistique Laurent Caillon

Avec Jean-Christophe Allais et Jean-Yves Duparc

Costumes Delphine Capossela

Scénographie et lumière Wilfried Schick

Musique Manuel Langevin

Photos Valérie Moinet

Créé le mardi 4 février 2020 au Théâtre d’Auxerre – scène conventionnée d’intérêt national. Production Cie Roquetta Avec le soutien du Théâtre d’Auxerre – scène conventionnée d’intérêt national

nuit, un mur, deux hommes

Par la compagnie Roquetta

Théâtre / Tous les spectacles

Humain, trop humain… disait Nietzsche. Une maxime à mettre au pluriel pour décrire ces êtres à fleur de peau que sont Moe et Syd. Grands brûlés de la vie mais pas tout à fait désespérés. Amateurs d’humour noir, vous n’êtes pas près d’oublier leur numéro de duettistes.

nuit, un mur, deux hommes. C’est le grand talent de Daniel Keene : réussir d’un titre lapidaire à nous aimanter au cœur de son univers. Moe et Syd sont deux naufragés de la vie. Des « invisibles » qui luttent contre l’effacement progressif de leur mémoire et la faim qui met leurs corps au supplice… Jusqu’à les faire douter de leur existence même : « Je devrais être mort à l’heure qu’il est je te dis / Peut-être que t’es mort ça se pourrait que ça soit la vie d’après ». Chez Keene, la langue circule entre deux êtres, mais aussi entre deux mondes. Et le duo de metteurs en scène a su en relever l’esprit avec un second degré assez britannique. Nés dans la lignée des clochards célestes de Samuel Beckett, Moe et Syd en ont aussi hérité la clownerie. De péroraisons en digressions, d’histoires sordides en saillies de pure poésie, la parole est vive et pourtant renvoyée à sa propre vacuité. Au diapason de cette veine ironique et noire, la musique aérienne de Manuel Langevin vient instiller le lointain souvenir de quelque monde perdu. Incarnés avec sensibilité par Jean-Christophe Allais et Jean-Yves Duparc, nos compères témoignent qu’au cœur de la nuit, le rire et l’émotion brillent avec un contraste d’autant plus fort. Moe et Syd ? Des irréductibles.

Autour du spectacle

Bord plateau / à l’issue de la représentation du 5 février / rencontre avec l’équipe artistique
Atelier d’écriture / samedi 1er février / "Ecrire le presque rien pour dire le presque tout" / par Michèle Vannini / sur inscription

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