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Scènes d’Automne 2018

Scènes d’Automne 2018

samedi 22 et dimanche 23 septembre 2018 Retrouvez les rencontres de théâtre amateur organisés pour la sixième année au Théâtre d’Auxerre. Dix compagnies de l’Yonne et de Côte d’Or vous attendent pour deux jours de spectacles gratuits. Retrouvez tout le programme dans le Publics Scènes d’automne 2018. En savoir plus »

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Qu’on rouvre les fenêtres !

Par la compagnie Anda Jaleo

en coréalisation avec MHRE 89

 

Est-il nécessaire d’avoir vécu une histoire dans sa chair pour en porter le souvenir ? Avec l’immigration espagnole en toile de fond, la Cie Anda Jaleo mène l’enquête. Et se penche sur les témoignages de jeunes gens d’aujourd’hui dans une fresque pleine de charme et de verve.

Sur scène, une terre ocre et une malle pleine de souvenirs : quelques objets et une myriade de photographies qui surgissent en joyeuses étincelles pour susciter des anecdotes, raviver le feu des souvenirs comme dans une veillée familiale. Spectacle-miroir, Qu’on rouvre les fenêtres ! fait suite au spectacle inaugural de la cie Anda Jaleo J’ai muré les portes et les fenêtres (2003) bâti sur les témoignages de trois exilées espagnoles sous Franco. S’y dessinait une démarche où le théâtre se penche sur les mémoires individuelles et collectives, les trames familiales, les blessures refoulées. Quinze années – presque le temps d’une génération – plus tard, Solène Angeloni, Jean Lacroix et Mathilde Ménager, reprennent le fil de cette démarche, s’intéressant aujourd’hui à ceux qui sont enfants et petits-enfants d’immigrés. À la fois plus distancée et plus directe, la parole recueillie auprès d’eux se livre ici sans filtre ni pathos et chaque interprète qui s’en fait le témoin livre une partition singulière. Qui pour recoller les éclats du passé, qui pour transmettre, qui pour inventer un avenir et aller de l’avant… Visitée par la danse et environnée de musique, entre bande sonore sous influence espagnole et chants a capella, Qu’on rouvre les fenêtres ! fourmille de mille histoires, s’amuse de quiproquos linguistiques et cheminant sur un fil tendu en gaîté et nostalgie, fait souffler un salutaire vent d’optimisme pour les nouvelles générations d’où qu’elles viennent.

 

Lune jaune

Par la compagnie Les Méridiens

dans le cadre des rencontres professionnelles Quintessence

 

Trois acteurs-narrateurs, un trio de musiciens. Entre réalisme social et théâtre épique, Lune jaune nous embarque en cavale au pays de Ken Loach.

Rassemblés dans une vitrine au néon : une carte postale, une casquette, un fusil, un couteau… Autant de pièces à conviction pour éclairer le parcours de Stagger Lee et Leïla Suleiman. Elle, introvertie et passionnée par les célébrités. Lui, petite frappe de quartier élevée par sa mère et à la recherche d’un père absent. Bientôt en cavale dans une Ecosse hivernale. Lune jaune s’ouvre sur ce froid tableau commenté par trois acteurs qui forment comme un chœur grec. Comme toute tragédie, cette œuvre de David Greig ne nous leurre pas sur son issue. Comme toute épopée, elle fait des pas chassés entre le récit et l’action, le commentaire et la parole vivante. Des acteurs qui se font tour à tour interprètes ou narrateurs. De la musique vivante qui tend une splendide scénographie musicale sur le plateau nu. Un dispositif dont la simplicité est propice aux échappées poétiques du texte qui emprunte successivement au roman, au polar, au poème, au slam, à la chanson de geste. L’accumulation des genres qui nous porte ici dans une veine tragi-comique n’est pas sans rappeler le regard ironique d’un Ken Loach. Mais Lune jaune est avant tout l’histoire, sans concession et sans jugement, de deux adolescents naufragés en quête d’eux-même. Leur errance les conduira au plus noir des montagnes d’Ecosse. Là où réside une part de leur vérité.

 

Archivolte

Par la compagnie Placement Libre

dans le cadre des rencontres professionnelles Quintessence

 

L’architecture est un roman. Tel est le mot d’ordre adopté par une équipe pluridisciplinaire en diable qui télescope réalité du bâti et utopie de la scène dans une savoureuse déflagration. Revisiter un bâtiment d’architecte comme on prépare un casse… C’est la rocambolesque entreprise de la fine et débrouillarde bande d’Archivolte. Ils sont metteur en scène, scénographe, architecte, acteur, technicienne, chorégraphe…

Cible choisie : le Musée du Corbusier à Tokyo. On peut y entrer librement et suivre le guide ? Rien ne serait plus incongru à leurs oreilles que cette démarche pourtant classique. Car il s’agit ici d’emprunter les allées que l’architecte n’a jamais prévues, de percer de nouvelles galeries, d’escalader des itinéraires bis… en un mot de hacker le “ Corbu “ pour mieux comprendre cette figure cardinale de l’architecture. Sur une scène qui tient à la fois de l’atelier du plasticien et du parcours du combattant, l’équipe a construit une structure d’entraînement à l’échelle 1. D’explications emberlificotées en tentatives risquées, le projet de casse s’y échafaude dans tous les sens du terme et dans une délicieuse frénésie où l’adrénaline et la dopamine tiennent lieu de carburant. Et si ce projet entend casser un musée, il bouleverse tout autant les codes du théâtre en redistribuant les cases et les casquettes à la volée. Techniciens, acteurs… tous ont vocation à s’échanger les rôles, devenant ainsi les agents d’un work in progress poétique et iconoclaste aux débouchés d’autant plus improbables que les impondérables sont là pour saper les fondements de l’entreprise. Débordant d’humour et d’intelligence, Archivolte c’est l’architecture survoltée comme vous ne l’avez jamais vue.

 

Défiance

Photographies de Rita Daubisse, textes de Guy Férez

du mardi 6 novembre au mardi 18 décembre
vernissage jeudi 8 novembre à 18 h 30

Affirmations versus discussions. Pornographie ≠ désirs. Rumeurs. Vraies. Fausses. Accumulation et confusion. Selfie et followers. Thésaurisation. Instagram et Snapchat. Couleur et yeux blessés. Petites phrases mais corps saturés. Repos. Simulacres et simulation.

Jean Baudrillard, sans doute, fut l’un des premiers à deviner un monde «  dans lequel l’image apparaît comme plus réelle que la réalité », comme l’a évoqué la réalisatrice Kathryn Bigelow. Les complications du réel, consubstantielles à la pensée plus qu’aux phrases courtes et définitives, nous rappellent à distinguer, toujours, l’image de la réalité. À défaut, c’est la réalité qui meurt. Ce qui vous est montré ici a un objectif. Susciter votre défiance à l’encontre de l’image. Pour ne pas oublier le monde.

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