Actualité

Cendre Chassanne propose une entrée dans son prochain projet La Bovary à partir du roman de Flaubert, de la poésie de Sylvia Plath et de ses textes personnels. Rendez-vous le vendredi 10 avril à 18 h 30 au foyer bar du Théâtre, entrée libre

The Hours

Le dernier ciné-club de la saison, The Hours, avec Meryl Streep, Julianne Moore et Nicole Kidman. Lundi 13 avril à 20 h, entrée libre

fly apero dit maternite

Découverte des textes sur la grossesse, la naissance et la maternité, autour de Noli me tangere de Clara Cornil. Vendredi 27 mars à 18 h 30, entrée libre

Ecrits du coin

Ecrits du coin

Rencontre d’auteurs Samedi 24 janvier de 14 h à 21 h Entrée libre et gratuite   Les Amis du Théâtre organisent cette première rencontre entre des auteurs qui vivent, écrivent ou sont édités dans notre région, leurs lecteurs et le public.   Sont invités : 12 auteurs du coin et 12 groupes de lecteurs du coin ... En savoir plus »

Les Tréteaux de France investissent le Théâtre !

Les Tréteaux de France investissent le Théâtre !

Rassembler, aller à la rencontre, donner la parole, prendre le temps de l’écoute et de la transmission, sont autant d’initiatives inhérentes à la présence des Tréteaux de France. Le Centre Dramatique National et ses comédiens ont à cœur de conjuguer la création et la diffusion de leurs spectacles avec la formation et la pratique. C’est ... En savoir plus »

Reportage vidéo sur le Parcours Arts vivants / Arts visuels 13-14

Pour la deuxième édition du projet organisé par le Théâtre d’Auxerre, l’Espace des Arts Visuels de la Ville d’Auxerre et les Maisons de Quartier des nouveaux participants se sont investis pour apprivoiser les différents arts.   Découvrez leur progression avec ce reportage qui retrace le parcours de la saison 13-14.   Parcours Arts visuels / ... En savoir plus »

01 Noli me tangere©Sylvain Thomas copie

Noli me tangere

Par la compagnie Les Décisifs

Noli me tangere (ne me retiens pas), phrase prononcée par le Christ lors de sa résurrection, est aussi le titre du très beau spectacle de Clara Cornil. La chorégraphe poursuit ici, en solo, son exploration du corps-matière autour d’une réflexion sur la maternité et la naissance, dans une création qui s’apparente à la forme littéraire des nouvelles.

Pour la première nouvelle, Clara Cornil a cherché ce que pourrait être un rituel, un rituel qui prépare, qui transmet, qui évoque les forces du corps au travail, qui invoque les énergies de la terre, du ciel, des mères. Naturellement un travail sur l’axe s’est imposé. Son écriture chorégraphique puise dans les courbes, ondulations, pulsations, battements du mouvement avec des dynamiques, des élans, des jets structurés en séquences répétitives, accentuées par la progression sonore de la partition de Pierre Fruchard.

Dans la seconde nouvelle, Clara Cornil développe un univers à l’esthétique radicale, dans une nudité sans fards. La danse se fonde sur une succession de postures évoquant le corps de la mère, le corps de l’enfant tandis qu’on entend des témoignages de femmes et d’hommes qui parlent de ce moment de la naissance, des réflexions, des dépassements et de la découverte de soi qui l’accompagne. Ce solo, intense et saisissant, plonge le spectateur au sein d’une expérience sensorielle qui nous rappelle à ce qui nous constitue profondément : la vie, la transmission, le lien à l’autre, le lien à l’immensité…

UN CHIEN DANS LA TETE -

Un chien dans la tête

Par le Théâtre du Phare

En partenariat avec l’Yonne en scène

théâtre de récit et marionnettes

 

Comment grandir ? « En mettant des mots sur ses émotions », répondent à l’unisson Olivier Letellier, metteur en scène et l’auteur Stéphane Jaubertie. Y compris les plus écrasantes, comme ce violent sentiment de honte qui frappe le héros de ce récit initiatique. Sobrement désigné comme le Fils, il revient, plusieurs années après le drame, raconter comment un jour, la tête de son père « a commencé à partir ». Dès lors, la rue devient pour l’enfant l’espace de tous les dangers où il se retrouve exposé aux railleries de l’Un et l’Autre, duo de marionnettes infernal, comique et cruel. Tandis qu’à la maison, la mère se cache des regards extérieurs, l’enfant s’évade dans son jardin intérieur où Celle qui reste et le Fils de la Baleine, deux amis imaginaires, l’aident à surmonter une réalité oppressante. Évitant sans cesse le réalisme, cette pièce offre une vision intime et poétique du monde : un espace de dialogue vif, ponctué d’humour, d’images et de mystère. Il y a là un théâtre de récit et de marionnettes, ouvert sur l’imaginaire, dans lequel chacun pourra lire son histoire et dessiner son propre chemin.

Tartuffe ou l'imposteur (avec de gauche à droite E. Vérité et M. Berman)© Vincent Arbelet (10)

Tartuffe ou l’Imposteur

De Molière / Par Benoît Lambert

Tartuffe est un imposteur habile, bien décidé à tirer profit de la crédulité et de la dévotion d’Orgon : son intrusion transforme bientôt la famille bourgeoise qu’il a choisie pour cible en véritable champ de bataille… Benoît Lambert réussit ici le tour de force d’adapter avec pertinence une pièce qui n’a cessé d’être jouée et célébrée comme un brûlot anticlérical. À rebours des lectures qui ont fait de lui le symbole de l’hypocrisie religieuse, Tartuffe devient un voyou sympathique, un genre d’Arsène Lupin dont l’entreprise malhonnête prend des allures de revanche de classe. Émerge ainsi un portrait de la haute bourgeoisie au vitriol, quelque part entre Dallas, les comédies de boulevard ou le cinéma de Buñuel. La seule présence de Tartuffe suffit à provoquer tous les dérèglements, à faire tomber tous les masques : voilà que la fille se dispute avec son fiancé, que le père bat son fils, que l’épouse propose à son mari d’assister à ses ébats avec un autre… Bref, ça craque de partout et, bien entendu, c’est à mourir de rire. Rarement les vers de Molière n’auront été exploités avec autant d’audace. Porté par des comédiens superbes d’intensité et de précision, ce Tartuffe-là est un pur régal.

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