Actualité

La compagnie Verticale vous ouvre ses portes le temps d’une répétition. Répétition publique de I Kiss You ou l’hétéroglossie du bilinguisme samedi 24 février à 16 h30, entrée libre dans la limite des places disponibles.

Le dossier pédagogique de l’Attentat est disponible dans la rubrique Service éducatif.

Le Théâtre sera fermé du lundi 19 au dimanche 25 février inclus. Réouverture le mardi 27 février à 13 h 30. En attendant, vous pouvez réserver vos billets en ligne.

Scènes d’Automne 2017

Rencontres Amateurs samedi 23 et dimanche 24 septembre 2017 Les Amis du Théâtre organisent pour la cinquième fois des rencontres de théâtre amateur. Cette année, 9 troupes de l’Yonne vous offriront 10 spectacles, juste avant le démarrage de la saison officielle. Les Amis du Théâtre, le Théâtre d’Auxerre et ces 9 compagnies sont heureux de ... En savoir plus »

I Kiss You

Par la compagnie Verticale

OU L’HÉTÉROGLOSSIE DU BILINGUISME

Le saviez-vous ? Le bilinguisme est l’une des richesses les mieux partagées au monde. Comme Catriona Morrison, près d’une personne sur deux à la surface du globe possède, parle et pense deux langues « maternelles ». D’origine britannique, vivant en France, Catriona Morrison a fait du langage la grande affaire de sa vie. Comédienne, auteure, puis metteure en scène, elle a joué les traductrices pour d’autres auteurs… mais aussi pour elle-même. Se traduire soi-même ? Rien de moins que la gymnastique quotidienne de tout bilingue, jamais à l’abri d’une expression erronée ou d’un trait d’humour qui tombe à plat… C’est cette drôle de vie entre deux langues et deux cultures que raconte I Kiss You, créé en collaboration avec le metteur en scène Laurent Crovella. Seule en scène, Catriona Morrison est Kerry Morris. Ou plutôt Chantal Maurice… car Kerry Morris s’apprête à prendre la nationalité française. Et ce mouvement ne va pas sans provoquer son lot d’interrogations, voire un vague sentiment de culpabilité. Dans un dispositif bi-frontal, dessiné comme un vaste espace d’attente, la jeune femme fait de nous les témoins complices de son dilemme au gré d’un savoureux jeu des 77 erreurs, s’amuse des clichés avec finesse… Plein d’humour et décalé, souvent caustique, I Kiss You décrit avec autodérision et tendresse un certain état de trouble lié à cette part d’intraduisible qui réside en chaque bilingue et peut-être aussi en chacun de nous…

In varietate concordia

Par Marga Berra Zubieta

du mardi 27 février au jeudi 24 mai

Un mot peut se prononcer de la même façon qu’un autre dans une autre langue mais avoir un sens tout à fait différent. C’est une coïncidence propice au jeu.
In varietate concordia (la devise européenne «unie dans la diversité») joue de l’homophonie pour franchir les barrières et construire des ponts entre onze langues : le basque, l’espagnol, le français, l’anglais, le catalan, le polonais, l’albanais, le tchèque, le finnois, le wolof et l’arabe.
Dans le cadre de Donostia San-Sebastián 2016, Capitale européenne de la culture, la graphiste Marga Berra Zubieta a fait appel à onze polyglottes de Saint-Sébastien pour participer à des ateliers et trouver des homophones entre leurs langues. L’exposition présentera la série d’affiches et le livre Katu katu & co créés à partir de cette recherche.

Du vent dans les cordes

Par le Conservatoire d’Auxerre

Dans une fameuse lettre à son père datée de 1778, Wolfgang Amadeus Mozart se plaint amèrement de devoir composer pour la flûte, cet instrument qu’il « ne peut souffrir ». Est-ce vraiment le même Mozart qui écrira avec La flûte enchantée son ultime et magnétique opéra en 1791 ? Cinq musiciens enseignants au Conservatoire d’Auxerre s’amusent à prendre la légende à rebrousse-poil, autrement dit, à mettre du vent dans les cordes. Vincent Lescornez (hautbois), Marie-Hélène Fricant-Defrance (flûte traversière), Susanne Meyer (violon), Hélène Couvert-Suignard (alto) et Lucie Chevillard (violoncelle) ont imaginé une balade au fil de l’air qui zoome sur un Mozart en pleine effervescence artistique. Nous sommes au début des années 80. Libéré du joug de son père (il épouse contre son avis Constance Weber en 1782) et de son emploi (renvoyé par l’archevêque de Salzbourg), il s’est fraîchement installé à Vienne et met son indépendance à profit pour écrire de nombreuses pièces de musique de chambre. Parmi elles, le quintette a choisi quatre pièces pour vents et cordes : le Quatuor pour flûte et cordes en ré majeur K 285, fin et divertissant, le Quatuor avec hautbois en fa majeur K 370 profond et dépouillé,  le Quatuor pour flûte et cordes en La Majeur K 298 et enfin, le Divertimento pour hautbois, alto et violoncelle n°1 en Si Bémol Majeur KV 229. Au fil de ce voyage d’un soir, ils seront deux musiciens à retenir leur souffle pour écouter avec le public une pièce pour cordes seules de Schubert, le Trio en si bémol majeur D 471.

Ma grand-mère vous adore

Par Raphaël Mezrahi

« Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » Raphaël Mezrahi aurait-il fait sienne cette maxime de Winston Churchill ? Il faut avoir à n’en pas douter l’enthousiasme chevillé au corps pour rater avec un tel talent quelque 170 interviews de célébrités. Nous sommes à la fin des années 90. Mezrahi débute alors à Canal+ sous les traits d’Hugues Delatte, apprenti journaliste apte à rien sinon à faire sortir de leurs gonds ses interviewés en raison de l’inconsistance abyssale de ses questions. Parmi eux, le comédien Jean-Pierre Castaldi qui au terme d’une séquence mémorable assura la postérité de ces entretiens loufoques. Persévérant en diable, Raphaël Mezrahi n’a depuis jamais faibli dans l’échec, enchaînant quelques spectacles aux titres prometteurs : J’m’entraîne, J’suis presque au point, J’crois qu’j’suis au top… ou de salutaires Nuits de la déprime. C’est dire si l’on se réjouit de retrouver aujourd’hui cet as du naufrage dans un one-man-show entièrement consacré à ses échecs à la télévision. Ma grand-mère vous adore n’est rien moins que le top des flops de l’humoriste, florilège de refus essuyés sur une décennie auprès des chaînes de télévision. Stoïque sous les claques comme un Buster Keaton du PAF, Mezrahi nous narre ses péripéties à sa manière inimitable en dévoilant aussi les vidéos drolatiques fournies aux chaînes et les mails de refus, d’ARTE à TF1… Succès assuré !

Looking for Alceste

Par la compagnie La Volige

Quel meilleur mètre étalon en matière de misanthropie qu’Alceste, ce parangon que Molière nous a légué pour l’éternité ? Nous vous convions à être les témoins d’une enquête passionnante sur ses traces en compagnie de Nicolas Bonneau. Qui et comment sont les Misanthropes d’aujourd’hui ? s’est interrogé l’auteur-acteur-metteur en scène à l’aube de sa quarantaine, découvrant en lui les signes avant-coureurs d’une féroce misanthropie. Face à nous, il se présente sur scène sous les traits d’un homme qui a brutalement congédié son monde le jour même de sa fête d’anniversaire. Une tablée désertée, un divan. Voici pour la situation de crise… L’investigation peut débuter. Comme pour chacun de ses spectacles, Nicolas Bonneau a mené sa recherche en multipliant les rencontres, les échanges artistiques et les entretiens conduits sur le terrain à la recherche des figures contemporaines de la misanthropie et de la fuite hors du monde. En composant cette matière sur un mode théâtral et documentaire, l’artiste qui aime se définir comme un conteur, incarne successivement la parole d’un ermite, d’un clochard, d’un mystique… et fait résonner leurs mots avec les alexandrins incendiaires de Molière. De loin en loin à la manière des comédies ballet, un duo musical pop-baroque emmené par la gutturale et bien nommée Fannytastic fait lui aussi le pont entre les époques pour venir taquiner notre homme. Et si Looking for Alceste inventait une nouvelle science avec ce passionnant traité de misanthropologie ?

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