Actualité

Le premier atelier de Spectateur-Acteur avec Léo Cohen-Paperman autour de L’école des femmes approche : samedi 9 décembre et dimanche 10 décembre. renseignement : 03 86 72 24 21

Les nuits blanches, suivez l’aventure :

Répétitions ouvertes jeudi 16 et vendredi 17 novembre à 17 h 30 > Suivez en toute discrétion le travail en cours

Répétition publique samedi 18 novembre à 16 h 30 > Un moment de répétition nourri d’échanges

Le Théâtre sera fermé du lundi 30 octobre au dimanche 5 novembre inclus. Réouverture le mardi 7 novembre à 13 h 30. En attendant, vous pouvez réserver vos billets en ligne.

Le Théâtre recrute son régisseur plateau polyvalent (f/h)

Le Théâtre d’Auxerre est administré par l’association A.I.D.A. – Le Théâtre (Association Icaunaise de diffusion Artistique) en Délégation de Service Public par la ville d’Auxerre. L’association A.I.D.A. – Le Théâtre mène une activité de diffusion et d’action culturelle pluridisciplinaire. Dotée de trois salles, la grande salle (555 places), le studio  (99 places) et le foyer-bar ... En savoir plus »

Scènes d’Automne 2017

Rencontres Amateurs samedi 23 et dimanche 24 septembre 2017 Les Amis du Théâtre organisent pour la cinquième fois des rencontres de théâtre amateur. Cette année, 9 troupes de l’Yonne vous offriront 10 spectacles, juste avant le démarrage de la saison officielle. Les Amis du Théâtre, le Théâtre d’Auxerre et ces 9 compagnies sont heureux de ... En savoir plus »

Les nuits blanches c Anne-Sophie Grac (2)

Les nuits blanches

D’après Dostoïevski / Par la Compagnie des Animaux en Paradis

Vous en souvenez-vous ? Au printemps dernier, Léo Cohen-Paperman nous régalait avec Le jour de gloire est arrivé : une virée aux allures de montagnes russes dans l’histoire de la Ve République qui tombait à pic, quelques semaines avant un scrutin décisif. Et si, au sortir de cette grande année électorale, nous faisions route toujours en sa compagnie, mais cette fois vers l’intime et les passions privées ? Les nuits blanches est une histoire simple… Un homme s’éprend d’une femme qu’un autre homme vient de quitter… Celle-ci se laisse un temps aller au fantasme du jeune garçon, aimé comme un consolateur, mais le délaisse lorsque son amant revient. « Voilà tout le théâtre » pour Léo Cohen-Paperman qui voit dans ce jeu de faux-semblants le germe d’une grande geste populaire. En enchâssant cette histoire simple dans une autre à la manière de poupées russes, il imagine l’amoureux éploré en acteur-conteur qui se présente à nous littéralement chargé du poids de son passé. Une malle. À l’intérieur, des mondes… Un récit, quatre nuits blanches, quatre apparitions et autant d’univers qui s’échafaudent successivement comme par magie entre théâtre d’objet, théâtre forain, théâtre-image… Avec cette histoire, le metteur en scène trouve la voie d’un théâtre dans le théâtre, une mise en abîme ludique, étrange et colorée qui nous donne à entendre la langue fabuleuse de Dostoïevski, orale et populaire, comme un grand poème à parler.

Sous les paves... Prevert ©Philippe Herry (2)

Sous les pavés… Prévert !

Par la compagnie Grime et Concocte

Une voix, une guitare. Et deux jeunes artistes qui n’étaient pas nés lorsque Prévert nous a quittés, il y a quarante ans… En cette année d’hommage, il est urgent de retrouver la verve de Prévert nous préviennent Julien Lagrange (guitare) et Florent Fichot (chant) : « Reviens ! Reviens Prévert ! » exhorte le duo « Car tout est à l’envers ! Reviens ! Reviens Prévert ! Remettons le couvert. Car tout est à refaire ». En titrant ce tour de chant, Sous les pavés… Prévert !, les auteurs nous rappellent de façon malicieusement homophonique – Pré-Vert – à l’éternel printemps que fut la vie de cet inguérissable enfant. Son goût pour la lumière, les paysages, la vie champêtre, les facéties, les amis… Mais aussi, la foi révolutionnaire enracinée du poète libertaire qui battait le pavé pour les droits des ouvriers et la cause des opprimés. Si les chansons de Prévert sont drôles (La pêche à la baleine), poignantes et mélancoliques (Les feuilles mortes), elles sont aussi enragées et contestataires, Chanson dans le sang, Citroën, Marche ou crève... C’est à ce Prévert-là que le duo s’attache plus particulièrement, au fil d’un tour de chant théâtralisé où quelques objets, des masques, le goût de la comédie brossent avec drôlerie les images qui reposent dans les poèmes. Un spectacle musical particulièrement adressé à la jeune génération, à qui reviendra d’écrire encore et toujours le nom de Liberté !

Floating Flowers KV©Yi-Wen Chou (2)

Floating Flowers

Par B. DANCE

Une fois par an lors du Ghost Festival, les habitants de Taïwan se rassemblent à proximité des rivières et des lacs pour confier à l’eau de petits lampions, symboles des âmes qui voyagent au gré de l’existence. De ce rituel qui lie si intimement le mouvement et la vie, le jeune chorégraphe Po-Cheng Tsai a dérivé une formidable invitation à la danse. Ses Floating Flowers sont huit en scène, quatre femmes et quatre hommes, tous vêtus de tulle blanc. Conçu comme un mémorial dédié au père disparu du chorégraphe, Floating Flowers est une pièce dense et recueillie mais non dénuée d’espièglerie, à l’image de danseurs se faisant à l’occasion la courte échelle pour former d’éphémères géants sautillant avec une grâce de Sylphide ! Avec un plaisir contagieux, les interprètes empruntent leurs mouvements intimes à l’eau, orchestrent une traversée graduelle du deuil au tourbillon de la vie, parfois jusqu’à la transe. Irriguée par les influences orientales (qi gong, tai-chi…), la pièce évoque aussi les danses aborigènes des peuples originaires de l’île, en contraste avec des mouvements de street dance, des réminiscences de grands ballets ou des éclairs flamenco. Une liberté de formes qui fait de cette danse des antipodes un témoignage à la portée universelle sur le devenir des hommes, en même temps que l’expression d’un authentique héritage culturel. Un pur moment de poésie visuelle dont l’élan vital a ravi les cœurs au Festival d’Avignon 2016.

Soiree autour d'un piano c Laurent Wangermez

Soirée autour d’un piano romantique et russe

Par Guilhem Fabre

À Moscou, nous rappelle Guilhem Fabre, le rapport à la musique classique est une véritable passion populaire ! Est-ce parce qu’il y a étudié que le jeune pianiste aime porter l’amour de son art sur les scènes les plus inattendues ? À son agenda, un projet de camion-scène pour emmener la musique partout où on ne la trouve pas… À son actif, des collaborations fécondes avec le théâtre : en mars 2016, il fut pianiste et joua le Roi de France pour une tournée taïwanaise du Lear d’Olivier Py. En 2017, on l’a vu au Festival d’Avignon avec Olivier Py encore, à nouveau pianiste et comédien dans Les Parisiens. Auparavant, il s’est distingué par un parcours d’excellence placé sous les mânes de grands interprètes contemporains auprès desquels il aime parfaire son art, parmi lesquels – pour ne citer que lui – François-René Duchâble, un autre passionné de transmission que vous avez pu entendre la saison passée au Théâtre (Napoléon à Sainte-Hélène). Mozart, Schumann, Chopin, Tchaïkovsky, Rachmaninov, Prokofiev, Shchedrin : le romantisme et la Russie sont les deux entrées de cette soirée pour laquelle Guilhem Fabre a concocté un programme qui résonne comme la promesse d’un magnifique moment de musique et de poésie… qui ménagera bien sûr son lot de surprises !

L'ecole des femmes © Antonia Bozzi_9592

L’école des femmes

De Molière / Par Philippe Adrien

Extérieur, jour. Une paisible cour que l’on devine ombragée. Au fond, une bande de terre grasse où poussent des choux… Ne racontait-on pas jadis aux enfants que les bébés y venaient au monde ? Clin d’œil à la naïveté des jeunes esprits et façon habile pour Philippe Adrien de planter le décor, si l’on se souvient que la jeune Agnès pense quant à elle que les enfants se font « par l’oreille » ! Le contraire serait étonnant : le vieux barbon Arnolphe a envoyé l’enfant sitôt recueillie au couvent pour être cultivée dans l’ignorance la plus complète. L’école des femmes débute avec le retour d’Agnès devenue jeune fille, rappelée par Arnolphe qui entend disposer à son gré d’une idiote soumise et incapable – sa hantise – de lui préférer un autre homme. Sous ses dehors comiques, L’école des femmes dépeint une réalité glaçante et l’on dit que Molière atteint pour la première fois avec cette pièce le cœur de son génie. La mise en scène au cordeau de Philippe Adrien privilégie le pastel et la ligne claire pour mieux laisser éclater la force du texte, entre grivoiserie, burlesque et violence ; pour laisser libre cours aussi à la fantaisie du remarquable trio formé par Agnès, Arnolphe et Horace, l’amoureux débarqué d’Amérique. L’école des femmes est une mécanique de comédie imparable et implacable, une fête de la langue où comme toujours, Molière utilise le rire pour bousculer les prétentions des ridicules et prêcher, toujours, le miracle de l’amour vrai !

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