Dans le Japon rural du XIXe siècle, la coutume de l’ubasute veut qu’à leurs 70 ans révolus, les anciens se rendent au sommet de la montagne Narayama pour y trouver la mort. À l’approche du grand départ, la vieille Orin force l’admiration par sa dignité, son abnégation et sa force d’âme. Avant de s’en remettre à Tatsuhei, le fils aîné qui la mènera jusqu’au sommet, elle organise l’avenir de chacun des membres de la famille, transmet ses derniers secrets à sa belle-fille, en héritage.
Dans une mise en scène où prédomine la nature, où l’humain n’est autre qu’un être vivant social parmi d’autres animaux, Shōhei Imamura offre un portrait radical de la vie, pour lequel il recevra de nombreux prix, dont la Palme d’Or en 1983.